État de l’art CommunoTer


ce que nous apprend l’analyse des pratiques des circuits courts

Dans le cadre du pré-projet CommunoTer en partenariat avec le CIVAM Allouville, nous avons mené un état de l’art à partir d’échanges avec différents types d’acteurs : plateformes numériques, structures d’accompagnement agricole (Bio en Normandie, Chambre d’Agriculture), acteurs de la restauration collective (notamment Nona) et collectivités.

L’objectif : analyser les pratiques existantes, croiser les points de vue et identifier les principaux freins au développement des circuits courts.

Voici les principaux enseignements.

Introduction

Les circuits courts alimentaires connaissent un développement important depuis une quinzaine d’années, portés par des enjeux multiples : relocalisation de l’économie agricole, transition écologique, amélioration de la qualité de l’alimentation et renforcement du lien entre producteurs et consommateurs.

Dans ce contexte, la restauration collective constitue un levier particulièrement stratégique. Avec environ 3,7 milliards de repas servis chaque année en France, dont environ 95 millions en Normandie, ce secteur représente près de 7 milliards d’euros d’achats alimentaires annuels. Il constitue donc un débouché potentiel majeur pour les producteurs locaux.

Les politiques publiques ont progressivement renforcé ce rôle structurant. La loi EGALIM, issue des États généraux de l’alimentation de 2017, fixe notamment l’objectif d’introduire au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique, dans les achats de la restauration collective publique.

Cependant, malgré ces objectifs politiques, la structuration effective des approvisionnements locaux reste limitée. Les acteurs du terrain identifient de nombreux obstacles : complexité des marchés publics, manque de visibilité sur l’offre locale, fragmentation des outils numériques et difficultés logistiques.

Parallèlement, de nombreux outils numériques ont émergé pour accompagner le développement des circuits courts : plateformes de vente, outils de gestion de catalogues produits, solutions de commande pour la restauration collective ou encore systèmes de gestion logistique. Ces outils répondent à des besoins réels mais restent généralement développés de manière indépendante, ce qui limite fortement leur capacité à coopérer.

Dans ce contexte, le projet CommunoTer vise à développer une infrastructure numérique interopérable permettant de connecter ces outils existants, afin de faciliter la circulation des données entre producteurs, plateformes et acheteurs.

Le document ci dessous présente :

  • un état de l’art des pratiques et des outils numériques dans les circuits courts, à partir de l’expérience des partenaires du projet ;
  • une analyse des verrous techniques, organisationnels et économiques qui limitent aujourd’hui la structuration des circuits courts ;
  • les verrous que le projet CommunoTer propose de lever.